Montana

Superficie: 38 108 600 hectares (4ème plus grand état des Etats-Unis)

Déclaré 41ème état le 8 novembre 1889

Population: 998 199

Le Montana est bordé à l’ouest par l’Idaho, au sud par le Wyoming, à l’est par le Dakota du Nord et le Dakota du Sud et au nord par le Canada.

Etymologie: du latin montanus qui signifie “montagneux”

Parcs nationaux: 2 (Yellowstone et Glacier)

Le Montana abrite le cours d’eau le plus court du monde: Roe River à Great Falls

Le point le plus haut: Granite Peak qui culmine à 3901 mètres. Se trouve dans la chaîne montagneuse de Beartooth Range.

Un vent chaud en plein hiver? C’est le chinook, qui peut faire grimper les températures de 10° en quelques minutes et fondre 30 cm de neige en une journée. Loma, Montana détient le record du plus important changement de température en l’espace de 24h depuis que le 15 janvier 1972 le thermomètre est passé de -47° à 9,4°.

Le Continental Divide (ligne de partage des eaux) court le long des crêtes des Montagnes Rocheuses à travers le Montana. La plus grande partie de l’eau qui irrigue le reste de la nation provient des massifs du Montana.

Pour plus d’informations, visitez www.visitmt.fr.


Contact: 
Montana Office of Tourism & Business Development
301 South Park
Helena, MT 59620
www.VisitMT.fr

 

 


L’est du Montana

Montana : le Nord-Est

Fort Benton, aujourd’hui une jolie petite localité en brique, vit dans son riche passé, alanguie au bord du Missouri remonté jusqu’ici par Lewis et Clark en 1804 dont la statue vous regarde. Fondé en 1847, c’est un poste militaire et un trading-post commercial à l’emplacement stratégique car il marque le terminus de la navigabilité du fleuve capricieux.

L’arrivée du premier train à vapeur en 1860 accélère le développement. Son port devient la base des trafiquants d’alcool exportant leur eau de feu aux indiens jusqu’au Canada. Il faudra la création de la célèbre Police Montée canadienne pour liquider la “Whoop-Up Trail” sur laquelle les autorités locales américaines fermaient les yeux car elles en profitaient sans vergogne.

A l’est, la Highway 2 offre un long travelling sur les Grandes Plaines avec de petites localités isolées, des panoramas à perte de vue, de vieux silos à grain et les souvenirs de l’époque héroïque avec la piste de Lewis et Clark à revivre en canoë, l’insolite ville souterraine de Havre ou le champ de bataille hanté de Bear Paw’s, site de la reddition des Nez-Percés qui avaient presque rejoint la frontière canadienne.

Le Fort Peck Lake né de la construction d’un barrage édifié pendant le New Deal et le Charles M. Russell Wildlife Refuge forment un splendide ensemble naturel où l’on s’adonne à la pêche, observe l’antilope, ou apprend la préhistoire à travers les fossiles de tyrannosaures ou de triceratops pullulant dans les badlands.

Fort Union est une superbe évocation de l’époque des compagnies de fourrure et des conflits entre la toute puissante Compagnie de la Baie d’Hudson britannique et ses concurrentes américaines.

On poussera jusqu’à Fort Buford poste militaire au Dakota du nord construit en 1866 près de Williston confluence of the Missouri and Yellowstone Rivers qui vit la reddition de Sitting Bull en 1881.

Près de Glendive, on se rendra au lunaire Makoshika State Park, on visitera à Miles City les touchantes reliques du Range Riders Museum. Lewistown est connue pour son festival de poésie western et son train du dimanche. On profitera des sources régénérantes de White Sulphur Springs.


L’Ouest du Montana

Montana : l’Ouest et Nord-Ouest

La région ouest, marquée par un environnement résolument montagnard, est absolument splendide, offrant un choix inégalé d’aventures en plein air que ce soit pour quelques heures ou lors de véritables expéditions que ce soit à cheval lors d’une simple balade, d’un séjour en ranch ou d’un cattle drive, en raft, en canoë ou à pied. On peut même se laisser tenter par l’accrobranche, le ski ou la motoneige.

La plupart de ses localités semées sur le Continental Divide entretiennent pieusement l’héritage de la Conquête de l’Ouest. Partout, on sent l’intensité du « struggle for life », entre ruées vers l’or, causes ouvrières, vie des mineurs, luttes pour le pouvoir ou la fortune en contemplant les villes actuelles souvent pimpantes ou les villes fantômes illustrant la vanité humaine.

Helena la capitale actuelle née de la ruée vers l’or sur le Last Chance Gulch en 1864 toujours dominé par son vieux mirador de 1876, est fière de son capitole, de sa cathédrale et de ses vieux quartiers animés par de nombreuses manifestations artistiques et concerts en plein air. Un peu au nord, on s’offrira une balade en bateau aux Gates of the Mountains pour se mettre dans la peau de Lewis et Clark dans un cadre majestueux.

A Missoula, au pied du Lolo Pass traversé par Lewis et Clark lors de leur incroyable périple puis l’anglais David Thompson en 1812, on écumera les bars fréquentés par de nombreux écrivains comme Jim Harrison (auteur de « Légendes d’automne » adapté au cinéma avec Anthony Hopkins et Brad Pitt) ou les regrettés James Crumley et James Welch, piliers de l’école de Missoula, tout comme William Kittredge ou Rick Bass. Ce Saint-Germain (ou Montparnasse comme l’a écrit le new York Times…) on ne peut plus western* et estudiantin reste heureusement brut de décoffrage.

La ville dont est natif David Lynch entretient amoureusement la Daly Mansion, orgueilleuse résidence victorienne du baron du cuivre, mais aussi plusieurs structures de Fort Missoula abritant divers musées.

Le Smokejumper Visitor Center met en valeur le dévouement et l’expertise des pompiers-parachutistes sollicités chaque été dans toute la région.

Butte, avec son centre-ville resté dans son jus des années 1880-1920 est plus vaste Historic Landmark District du pays. Elle a inspiré Dashiel Hammett pour « La Moisson Rouge », le premier vrai roman « noir » et longtemps après Wim Wenders pour son « Don’t come knockin’ ». Elle reste marquée par l’histoire des mines de cuivre avec ses puits de mine hérissant ses collines, la plaie géante du Berkeley Pit ou ses musées parfois insolites (ne manquez pas le speakeasy souterrain datant de la prohibition) tout comme Anaconda sa voisine toujours dominée par la gigantesque cheminée de sa fonderie. Le Grant-Kohrs Ranch National Historic Site, évocation frappante de la vie des grands ranchs au XIXe siècle, se trouve environ 40 miles au sud à Deer Lodge, également site du pénitencier territorial à l’histoire fascinante.

C’est aussi dans l’ouest de l’état que se trouvent quelques unes des plus belles villes fantômes de l’ouest comme Elkhorn, Gannet, Bannack, menacée par les Nez-Percés, ou Virginia City, l’ancienne capitale du territoire, terminus septentrional de la sanglante piste Bozeman, presque entièrement classée et vivant dans le souvenir des expéditifs « Vigilantes » commE sa voisine Nevada City.

Le National Bison Range peuplé de bisons et d’antilopes, ou la mission jésuite de St Ignatius près de Polson sur la réserve indienne des Flathead, sont autant d’escales intéressantes en direction du Flathead Lake où se pratiquent quantités d’activités nautiques.

Kalispell a su entretenir son charme de la période western illustrée par la Conrad Mansion, demeure victorienne de 1895. C’est une station animée, tendance chic, avec ses galeries et ses magasins d’antiquités.

Whitefish, 17 miles au nord, égayée par le passage des trains devant l’historique dépôt de 1927 construit par le Great Northern Railway et les bars de Central Avenue, sise au bord du lac homonyme avec golf et station de ski à proximité, est plus sportive. Toutes deux sont d’excellentes bases pour explorer la partie ouest de Glacier National Park si l’on souhaite un peu d’animation et d’activités.

Car une fois dans le parc, tout est essentiellement orienté nature et rando même si l’on se laisse tenter par les magnifiques lodges historiques construits dans les années 1910-1914 pour les touristes du Northern Pacific Railroad, qui jalonnent le parc tout de rondins vêtus de part et d’autre du Logan Pass (interdit aux grands motorhomes), depuis celui du Lake Mac Donald, en passant par le grandiose Glacier Park Lodge d’East Glacier et jusqu’à Many Glacier achevé en 1914 dans un site somptueux au bord du Swiftcurrent Lake.

Ici même les bus White à la livrée au rouge éclatante restaurés dans leur splendeur des années trente sont classés monument historiques. Ils sont l’une des icônes du parc au même titre que les chèvres des montagnes à la fourrure immaculée.

De là on peut même se laisser tenter par un crochet à Waterton Lakes National Park côté canadien, encore un site splendide avec l’antique hôtel Prince de Galles dominant une enfilade de lacs dans un cadre de montagne inouï. Si vous êtes tenté par une immersion en pleine nature avec quelques jours de rando en sac à dos ou à cheval, le sauvage Bob Marshall Wilderness contigu au sud du parc est un immense terrain d’aventures propice aux rencontres animalières.

Une fois sur le flanc est du parc, on pourra rejoindre Browning, « capitale » de la réserve des Blackfeet (musée) et Great Falls que Lewis et Clark auraient du mal à reconnaître avec son barrage domestiquant le Missouri. Le Lewis & Clark National Historic Trail Interpretive Center est un passionnant hommage à leur expédition qui passa 32 jours ici même. Autre grand homme célébré à Great Falls, le peintre et sculpteur Charlie Russell au superbe C.M. Russell Museum Complex, une véritable institution à la mesure de son œuvre, fondamentale dans la propagation des mythes western, l’artiste ayant vécu aussi bien la période de la conquête que la fin de la « frontière ».

* Les passionnés ne manqueront pas de lire avant de partir la contribution de Patrick Raynal, dans “Missoula”, in “Etonnants voyageurs, une anthologie des écrivains de Gulliver”, présenté par Michel Le Bris, Flammarion.


 Le sud du Montana

Bien sûr, il ne faut pas manquer Little Bighorn Battlefield National Monument tout près de la frontière du Wyoming (ou Sheridan est une excellente étape, voir Wyoming). C’est dans ces collines d’herbe sèche fouettée par le vent que l’armée américaine connut son plus important revers des guerres indiennes face à la plus grande coalition indienne de tous les temps, voulue par Sitting Bull. Ce matin du 25 juin 1876, George Custer ayant une fois de plus trop présumé de lui-même entraîna son 7éme de cavalerie dans son funeste destin.

Aucun autre événement historique américain n’a fait depuis couler autant d’encre et déclencher autant de controverses passionnées. Le champ de bataille est entièrement protégé par un parc national qui fut rebaptisé en 1991 seulement pour tenir compte des réclamations indiennes. Chaque année, une reconstitution en costumes est organisée à laquelle pendant longtemps participèrent les acteurs survivants. En contrebas de la pyramide dominant le petit cimetière militaire et symbolisant le « Last Stand » de Custer, le Spirit Warriors Monument, dédié aux indiens, inauguré en 2003 et dessiné par une artiste autochtone canadienne (Sitting Bull s’était réfugié au Saskatchewan après la bataille), est particulièrement émouvant. En exergue, on trouve à méditer une citation cinglante de Crazy Horse qui mena les siens au combat et qui synthétise la position des autochtones devant l’avancée inéluctable des blancs, : « Nous ne vous avons pas demandé de venir ici. Le Grand Esprit nous a donné ce pays comme demeure. Vous aviez les vôtres… Nous ne sommes pas venus vous chercher. Nous ne voulons pas de votre civilisation ! ».

Pompey’s Pillar est une énorme butte visible de loin, baptisée ainsi par William Clark en l’honneur du fils de Sacajawea, leur guide indienne. C’est aussi le seul endroit où l’on trouve une trace écrite, un graffiti ou un tag avant l’heure, de la main de l’un des membres de la petite troupe, la signature inestimable de William Clark, himself, gravée dans la pierre tendre protégée aujourd’hui du vandalisme par une plaque transparente. Il s’agit de l’un des sites les plus marquants de l’épopée de la petite troupe du Discovery Corps dont le récit allait précipiter la conquête de l’ouest et marquer en quelque sorte la fin de l’innocence américaine.

Billings est de loin la plus grande ville de l’état avec ses ateliers et entrepôts du Northern Pacific dont le président donna son nom à la ville. Compensant un décor industriel assez quelconque, galeries, boutiques western, bars et restaurants (ne manquez pas de goûter les huîtres des Rockies, de délicieux testicules de taureau pour les non initiés…) jalonnant Montana Avenue sont une alternative au Yellowstone Art Museum hébergé en partie dans une prison datant de 1910. Soixante miles au sud-ouest, on fera halte à Red Lodge, charmant village tout en brique fréquenté autrefois par Buffalo Bill et Calamity Jane (Carbon County Historical Society & Museum), avant d’escalader la Beartooth Highway jusqu’au Beartooth Pass culminant dans un décor de toundra et souvent enneigé à plus de 3000 mètres, pour basculer sur le Yellowstone National Park.

Poursuivant sur la I-90 vers l’ouest on passe par Livinsgton. On peut présumer que vous avez entendu parler du roman « et au milieu coule une rivière » et surtout du film qui en a été tiré par Robert Redford. Alors pourquoi ne pas entrer à l’ International Fly Fishing Museum ? On peut aussi aller jeter un coup d’œil au Livingston Depot Center hébergé dans une superbe gare restaurée datant de 1902 du Northern Pacific. 55 miles au sud, on tombe sur Gardiner et son arche historique baptisée en 1903 par l’inépuisable Théodore Roosevelt lors de l’inauguration du chemin de fer. Elle symbolise l’entrée nord de Yellowstone National Park. Mammoth Hot Springs n’est plus qu’à cinq miles.

Un peu plus loin sur la I-90, Bozeman présente la particularité de ne rien devoir ni aux mines, ni au bois, ni au chemin de fer. Très vivante avec son université et de nombreux citadins des grandes villes venus chercher une tranquillité provinciale, elle possède de nombreux bâtiments classés et un très intéressant Museum of the Rockies. On peut aussi se laisser tenter par le Gallatin County Historical Society & Pioneer Museum sur Main Street. En direction du sud, on rejoint la station de ski de Big Sky et West Yellowstone.

Parmi les nombreux sites du Montana illustrant l’épopée de Lewis et Clark, le Missouri Headwaters State Park quatre miles au nord-est de Three Forks est l’un des plus importants. Incapables de décider laquelle des trois rivières était le Missouri, ils décidèrent de baptiser chacune de ses trois branches formant la confluence.

La Gallatin honorait le Secrétaire au Trésor, la Madison, le Secrétaire d’Etat et futur président et la Jefferson, le président d’alors. Lewis and Clark Caverns State Park, 17 miles à l’ouest de Three Forks sur la Highway 2 fut le premier parc d’état du Montana. Il protège des grottes de calcaire finement ouvragées visitées par les explorateurs. Attendez-vous à marcher et à pas mal de marches. En ville on peut aller voir le Headwaters Heritage Museum, abrité dans une ancienne banque de 1910. A proximité de Three Forks, un précipice à bisons (Buffalo Jump) illustre les techniques de chasse héritées de la préhistoire par les indiens. Si l’on descend vers le sud en direction de Ennis, Virginia City ou West Yellowstone par la Highway 287, on peut s’arrêter au très pittoresque Parker Homestead State Park. Avec sa cabane en rondin grossier et au toit recouvert d’herbe à l’ombre de grands cotonniers, il est très évocateur de la dure condition des fermiers de la conquête de l’ouest.

Pour Yellowstone National Park, on se reportera aux pages Wyoming.


Parc National Glacier

Une fois dans le parc, tout est essentiellement orienté nature et rando même si on se laisse tenter par les magnifiques lodges historiques tout de rondins vêtus, construits dans les années 1910-1914 pour les touristes du Northern Pacific Railroad.

Ceux-ci d’étendent de part et d’autre du Logan Pass (interdit aux grands motorhomes), depuis celui du Lake Mac Donald, en passant par le grandiose Glacier Park Lodge d’East Glacier et jusqu’à Many Glacier achevé en 1914 dans un site somptueux au bord du Swiftcurrent Lake.Ils sont l’une des icônes du parc au même titre que les chèvres des montagnes à la fourrure immaculée. De là, on peut même se laisser tenter par un crochet à Waterton Lakes National Park côté canadien, encore un site splendide avec l’antique hôtel Prince de Galles dominant une enfilade de lacs dans un cadre de montagnes inouï.

Si vous êtes tenté par une immersion en pleine nature avec quelques jours de  rando en sac à dos ou à cheval, le sauvage Bob Marshall Wilderness, contigu au sud du parc, est un immense terrain d’aventures propice aux rencontres animalières.

Une superbe route scénic

Par cette splendide route scénique, longue de 80 km, vous pourrez englober les plus beaux points de vue du parc. Vous découvrirez ainsi le Lake McDonald, point de départ de petites croisières sur ses eaux saphir. Plus loin, à Avalanche Creek, marchez sur le Cedars Nature Trail, un sentier d’interprétation qui s’enfonce dans une forêt de cèdres. De nombreuses randonnées démarrent ici.

Entre juin et octobre, le Logan Pass étant ouvert, vous pouvez admirer le Hidden Lake, un lac magnifique que les marcheurs atteignent par le Hidden Trail Lake, le chemin de randonnée le plus fréquenté du coin. Pas difficile, pas trop long, il offre une balade merveilleuse.

Prochaine halte : Wild Goose Island Overlook, un belvédère plongeant sur un lac profond, enchâssé dans son écrin de montagnes, de forêts et de glaciers. C’est dans le secteur baptisé Many Glaciers que l’on fait une des plus belles balades !En parcourant le bien-nommé Iceberg Lake Trail, vous atteindrez un incroyable cirque glaciaire avec un lac émaillé de blocs de glace flottants.

En savoir plus : www.GlacierMT.com